http://www.opera-lyon.com/spectacles/opera/fiche-opera/fichespectacle/le-roi-et-moi/
Baronne Samedi cultive l'art de la conversation.
Ses vices incluent les friandises, les livres, l'art, le punk, le bon langage et l'ironie.
La Baronne tient salon le crésudi.
baronnesamedi@gmail.com
http://www.opera-lyon.com/spectacles/opera/fiche-opera/fichespectacle/le-roi-et-moi/
Je raffole des fleurs. J'aime les cascades de glycines autour des portes de villa, les pissenlits qui rayonnent dans les prés, les iris sombres et hiératiques qui semblent méditer à l'ombre de vieux murs.
J'aime aussi ces variétés aux teintes éclatantes qui font vibrer la lumière dans la maison, et ces lis, narcisses ou mimosas qui embaument et éveillent les sens comme aucun produit de synthèse ne peut le faire.
A mon grand regret, la tradition du bouquet se perd.
Il fut un temps où tenir table ouverte vous valait ce charmant cadeau.
Peu importait le temps passé aux fourneaux et la lutte insensée qu'était le nettoyage consécutif de la cuisine, peu importait d'avoir dû courir racheter de la crème parce que la chatte avait réussi à plonger dans le pot... au final, il y avait ce bonheur d'ouvrir la porte sur le débordement de couleurs qui précédait les convives.
On se perdait en protestations de pure forme en cherchant frénétiquement le bon vase, le coeur bondissant de plaisir à l'idée qu'après la fête, ces beautés resteraient plusieurs jours pour prolonger le plaisir.
Aujourd'hui, la tradition s'est perdue. On vous apporte du vin, quand vous avez déjà débouché celui du repas, voire un dessert comme si l'on craignait que vous eussiez omis d'en préparer un.
Il est vrai que les fleurs sont plus que jamais un luxe. Il devient rarissime de les trouver en vrac pour composer son propre bouquet ou même s'offrir une simple tige pour soliflore.
Les magasins à succursales multiples ont pris le dessus et vendent toute l'année les mêmes variétés congelées en Afrique ou en Hollande. Les fleuristes proposent surtout des compositions prétentieuses dont la coupe et le brin de paille sont censés justifier une marge extravagante.
Depuis que ma fleuriste traditionnelle a fermé, je suis orpheline.
Chez elle, j'achetais ces énormes chrysanthèmes jaunes dont je raffole et que je ne trouve plus ailleurs. 
Elle avait ces roses de jardin foisonnantes qui s'ouvrent jour apr ès jour, en vagues de pétales charnus, satinés et qui sentent si bon quand j'y enfouis le nez que j'ai envie de les mordre.
Elle avait aussi ce qui est si rare : les bouquets de violettes dont le parfum grisant contraste avec l'aspect modeste.
Il est vrai que chaque matin, ma fleuriste se levait à l'aube pour faire ses achats au marché de gros, avec les arrivages quotidiens en provenance des meilleures origines françaises.
Elle ne se contentait pas d'ouvrir des boîtes de fleurs surgelées, les mêmes variétés toute l'année, sans odeur, et qui se fanent dans la journée.
Il me reste l'espoir de voir refleurir ce beau métier. A force de lutte contre la mondialisation et de renaissance des petits métiers, j'escompte bien qu'un jour des artisans-fleuristes s'épanouiront de nouveau dans mon quartier.
Le Théâtre de la Croix-Rousse mêle avec finesse démocratisation et exigence artistique. Lieu de production, création et diffusion, il a fait découvrir au cours de cette saison pas moins de 26 spectacles à 62 000 spectateurs.
Présentée en conférence de presse ce matin par Jean Lacornerie et Anne Meillon, la saison 2013/14 s’annonce particulièrement riche d’une programmation éclectique.
Il y aura des pièces de théâtre, des pièces accompagnées de musique et de projection, des concerts, des comédies musicales des clowns et même des marionnettes.
Les textes classiques seront bien là, avec Shakespeare, Molière, Nerval ou Racine, dans des mises en scène innovantes, et nous pourrons découvrir des auteurs plus récents, comme Bernhard, Djemaï, Kreutz ou Leprest.
Deux spectacles hors normes s’annoncent particulièrement singuliers : un « Henri VI » de près de 7 heures par la jeune équipe La Piccola Familia et « Une faille », pièce conçue par Mathieu Bauer sur le modèle haletant des séries télévisées dont les huit épisodes seront présentés d’une traite en quatre heures...
THEATRE DE LA CROIX-ROUSSE - Place Joannès-Ambre - 69004 LYON
www.croix-rousse.com - Tél. 04 72 07 49 49
Pour le goûter, la parfaite merveille vient de Romans : c'est la
pogne
Cette belle couronne dorée mêle farine, œufs, beurre et parfum de fleur d'oranger.
Créée à la fin du XIVe siècle, la pogne n’était confectionnée que pour Pâques. Les œufs, dont l’usage était prohibé en Dauphiné pendant le Carême devenaient ce jour-là le principal apprêt de la
table.

Sa texture particulière se différencie de la brioche ordinaire et son arôme est enivrant. Je l'aime au plus près de sa sortie du four, quand elle colle légèreemnt au palais, mais d'aucuns la préfèrent quand elle a un peu séché.
Vous savez où aller pour vous faire une opinion...
Certaines minutes de tribunal sont si hilarantes qu’on se demande comment les greffiers parviennent à garder leur sérieux.... Je traduis ci-dessous quelques exemples tirés du livre « Disorder in Court » :

Disorder in the Court: Great Fractured Moments in Courtroom History - 255 pages
Charles M. Sevilla (Auteur), Lee Lorenz (Illustrations) - Editeur : Norton & Company
ISBN-10: 0393319288
Je ne suis pas férue de poèmes compassés ou de ces vers de mirliton que pondent les amateurs bien intentionnés.
Si "Un autre langage" m'a plu, c'est parce que ces vers libres portent une poésie puissante, bouillonnante dont les images fortes suscitent un flot d'émotions.
Les sentiments en filigrane imprègnent le coeur et s'imposent à l'esprit : je reviendrai souvent à ce recueil pour relire "Ote donc", "La route" ou "Un jour
j'ai vu"...
"Un autre langage" - Caroll Aharonian - Editions Bénévent