« Ô CARMEN » est une déclaration d’amour burlesque au monde lyrique.
Accompagné d’une seule et talentueuse pianiste, Olivier Martin-Salvan nous dévoile l’ambiance hystérique d’une répétition d’opéra.
Il est rondouillard mais n’a rien de pataud. Bondissant, papillonnant, il incarne à merveille chacun de ces forçats qui portent un spectacle à la scène : diva capricieuse, metteur en scène hystérique, chanteuse timide, chef d’orchestre amidonné, costumière populo, machiniste blasé...
Et il chante Olivier Martin-Salvan, c’est même un beau brin de ténor qui parvient à conserver l’émotion de Bizet dans sa performance de bouffon.
Car c’est bien une farce et si le spectacle dans son ensemble est réussi, j’aurais préféré moins de fondus au noir, de gesticulations et de bruitage vocal pour évoquer le quotidien entre les répétitions. Sans rien apporter à l’histoire, ils diluent ce qui pourrait n’être qu’une suite de morceaux d’anthologie comme les professeurs de chant, la visite des loges, la séance de maquillage, le nettoyage du piano...sans parler du chien.
C’est néanmoins une bonne idée qu’ont eue les auteurs et la représentation fut chaudement applaudie par un public hilare.
« Ô Carmen », écrit par Olivier Martin-Salvan, Anne Reulet-Simon et Nicolas Vial 1 h25 – Du 14 au 16 mai 2013 au Théâtre de la Croix-Rousse – Lyon.
"Personne te tue, sauf moi !", voilà, voilà. J'ai regardé "Wolverine". J'aurais dû couper le son et seulement contempler sa plastique avantageuse, parce qu'à part ça...
Il est centenaire mais futuriste ; il aurait pu jouer dans "Le cinquième élément"... J'ai pour lui une fascination que je ne m'explique pas.
En tout cas, s'il n'était pas protégé des égoïstes comme moi, je l'aurais enlevé sans vergogne à la Tate Gallery de Londres pour le voir plus souvent.
C'est là toute la beauté douloureuse des musées : ils nous font faire des rencontres extraordinaires, mais parce qu'ils en sont les gardiens, il faut repartir les mains vides et le coeur serré.