Elles ont peu à peu disparu des squares, des places, des quais de gare.
Elles ont ensuite disparu du métro et des façades de grands magasins.
Elles subsistent sur de rares clochers et mairies mais on n'en prévoit plus sur les nouvelles constructions.
Belles évocations du temps, les horloges me manquent.

Les amoureux se retrouvaient dessous, les pressés n'avaient qu'à lever les yeux et les curieux pouvaient en admirer les multiples variations.
Elles furent relayées par les montres-bracelets et j'avais accepté que pour la lecture du temps, on aille vers l'allègement et la simplification.
Hélas, c'est un geste affreux qui s'impose finalement : farfouiller frénétiquement dans son sac ou sa poche pour dégainer un téléphone mobile, l'objet multitâche par excellence.
Certes, ça donne l'heure mais c'était tellement plus romantique de guetter le mouvement saccadé des aiguilles des énormes complices de rendez-vous...

l'agnès masquée 20/03/2011
l'agnès masquée 20/03/2011
crachoir 21/03/2011
zeb 23/03/2011
blablette 30/04/2011